Si cela vous intéresse, je partage avec vous des extraits d’un mémoire étudiant que j’avais rédigé au sujet de la phobie sociale. J’ai décidé de le publier sur le blog afin de faire profiter les internautes. D’où vient la phobie sociale ? Est-elle uniquement un phénomène psychologique ou a-t-elle d’autres causes plus profondes ? Comment interagit un phobique social avec son espace social ? J’espère que cet article permettra d’avoir de nouvels outils de réflexion pour comprendre la phobie sociale qui est un vrai fléau de société et largement sous-estimé !

1) La phobie sociale touche toutes les catégories de personnes

La phobie sociale concerne tout le monde, que ce soit le cadre ou l’ouvrier, l’adolescent ou le cinquantenaire, le citadin ou le villageois. Pierre Suard, ancien PDG d’Alcatel, a par exemple révélé dans une interview être déjà confronté à une phobie sociale majeure au cours de sa vie. On imagine qu’elle se retrouve préférentiellement dans des professions à tendance introverties comme informaticiens, conducteurs, écrivains… Beaucoup se retrouvent au chômage et y restent souvent longtemps à cause de la crainte inspirée par les entretiens d’embauche. Reste à savoir quelles sont les variables sociologiques qui favoriseraient l’apparition de cette pathologie au cours de la vie d’un individu. En raison de la non-représentativité de l’échantillon des personnes enquêtées et des manques de données statistiques sur les catégories de personnes (sexe, profession, âge, situation géographique) touchées par la phobie sociale, nous nous limiterons ici à l’étude d’une seule variable. Nous émettrons dans la partie suivante quelques hypothèses sur les facteurs sociologiques.

La phobie sociale toucherait autant les hommes que les femmes d’après les spécialistes, mais les comportements des uns et des autres face à ce phénomène semblent se différencier sur certains points. Elle est mieux acceptée socialement chez les femmes que chez les hommes dans la mesure où les stéréotypes sociaux exigent traditionnellement des hommes des traits de caractère (assurance, dominance, autonomie) souvent en contradiction avec les caractéristiques de la phobie sociale. De plus, au niveau de la situation matrimoniale, la pression sociale s’exerce plutôt dans le sens des hommes, les phobiques sociaux masculins rencontrent plus de difficulté pour trouver leur partenaire que leurs pairs féminins. S’agissant des personnes adultes qui n’ont jamais connu des expériences amoureuses, à plus de 30 ans, voire parfois beaucoup plus, les témoignages abondent en l’occurrence chez les hommes. En effet, en matière de séduction, les codes sociaux font que ce sont généralement les hommes qui doivent faire les premiers pas pour séduire une femme. Les phobiques sociaux masculins qui redoutent les moments d’intimité et de l’affirmation de soi sont handicapés au niveau de cette première approche, certains ont toujours connu le célibat, en souffrent intimement, et sont incapables de nouer des relations amoureuses. De plus, il est des traditions où l’homme est celui qui sait s’affirmer pour plaire à une femme.

Pour Nicolas Guéguen, chercheur en science du comportement : « En séduction, l’homme est surtout regardé pour ses capacités sociales, sa dominance, son leadership, son assurance, son humour, le fait qu’il aime les enfants aussi. L’homme, quel que soit sa position sociale, doit montrer à la femme qu’il est capable de faire front. »

Dans les espaces de discussion virtuels, le débat revenait souvent en polémique, il y avait une espèce de jalousie et un sentiment profond d’injustice émanant de quelques participants masculins qui trouvaient que les femmes phobiques étaient plus « chanceuses » car elles se contentaient à une séduction passive tandis que les hommes phobiques se devaient être actifs et assurés, voire condamnés à abandonner leur inhibition si ils voulaient sortir définitivement du célibat.

2) Les facteurs sociologiques de la phobie sociale

Le débat qui porte sur la question de l’inné et de l’acquis est traditionnel, la plupart des médecins psychiatres postulent que la phobie sociale aurait une origine innée à cause d’un défaut de régulation du système nerveux autonome, tout en insistant par ailleurs sur le rôle des interactions entre le biologique et l’environnement. Dans notre enquête, nous nous limiterons essentiellement au point de vue sociologique. En effet, en supposant même que certains individus naissent plus enclins à l’anxiété sociale que d’autres, il n’en reste pas moins que le poids des contraintes de la vie sociale joue un rôle central dans l’activation des mécanismes de l’angoisse. Comme on a pu le voir à travers les témoignages, des individus adultes n’ayant jamais auparavant été confronté à des problèmes majeurs d’anxiété sociale ont par la suite contracté les symptômes de la phobie sociale suite à un événement douloureux, comme la perte d’un être proche, un licenciement et une situation de chômage entraînant un isolement social.

En outre, le contexte familial est fondamental. Des parents eux-mêmes isolés socialement, terriblement anxieux, risquent de conditionner leurs enfants aux mêmes problèmes. Comme on le sait, la famille constitue un agent de socialisation majeur, un environnement familial renfermé diminue considérablement les expériences de sociabilisation de l’enfant. Par exemple, des parents eux-mêmes phobiques par crainte obsessionnelle n’entreprennent pas les démarches pour intégrer leur enfant dans des activités sociales, comme l’inscrire dans un club de sport ou de musique. Ou bien des parents certes peu inhibés mais qui développent une surprotection vis-à-vis de leur enfant, s’appuyant sur une éducation très stricte et limitant toute activité ludique et banale au profit de l’exigence de performance sur le plan scolaire. Dans les témoignages des phobiques sociaux, beaucoup mettent en avant des incompétences sociales, une ignorance de certains usages sociaux, et le sentiment d’être encore un enfant. Ces habiletés sociales ont eu en effet moins l’opportunité de se développer en raison des évitements réguliers et des faibles conditions de sociabilisation. Dans un autre cas, la phobie sociale peut surgir durant l’adolescence, une simple timidité qui s’est aggravée suite à des événements traumatisants tels que des humiliations et des violences subies à l’école.

Ainsi, l’origine de la forme acquise de ce trouble peut revêtir deux catégories différentes : événementielle (liée à l’histoire personnelle du sujet) et sociologique (liée au milieu familial, à la culture de la société).

Une étude interculturelle sur la timidité et l’anxiété menée par le professeur Zimbardo est très révélatrice des facteurs sociologiques sur certaines populations. Les plus timides seraient les Japonais et les Allemands (60 et 50 % de prévalence). Au Japon, l’éducation familiale est extrêmement rigide, la réussite scolaire et professionnelle est un symbole très important de prospérité, le comportement en société est marqué par un respect dû aux autres, aux autorités. En témoigne aussi ce qui est appelé le taijin kyofusho, il s’agit d’un syndrome psychiatrique lié à la culture observé au Japon, en Chine et en Corée. La phobie porte sur la crainte de mettre mal à l’aise autrui, d’offenser les autres (par exemple à cause d’un sourire déplacé, d’un rougissement), ce qui semble le modèle inverse de la phobie sociale laquelle reposait d’abord sur la crainte d’être ridicule.

L’anxiété sociale est très liée à une exigence sociale élevée. Dans une société moderne qui valorise l’individualisme et voue un culte à la performance, la peur de ne pas être à la hauteur est une constante. Cette quête de l’excellence a des conséquences sur notre quotidien, dans notre rapport à la société (vie professionnelle) et aux autres (maîtrise de son apparence). Dans les interactions sociales, comme on l’a longuement vu, le rituel de « sauver sa face » est fondamental (tendance à la culture occidentale) autant que « ne pas faire perdre la face à l’autre » (tendance à la culture asiatique). L’impression que l’on donne de soi doit être toujours valorisante. Parce que la société contemporaine est très tournée vers l’apparence, vers la maîtrise de son image, les individus qui craignent de ne pas pouvoir y arriver sont sujets à des angoisses et finissent parfois par des comportements d’évitement liés à la crainte du jugement d’autrui.

La meilleure preuve de cette affirmation nous est apportée par la dysmorphobie fréquemment liée à la phobie sociale et qui est sans conteste une pathologie caractéristique de la société moderne. Les personnes souffrant de ce trouble ont une préoccupation obsessionnelle sur un défaut de leur apparence, d’autant plus renforcée par notre société de consommation et les médias lesquels encouragent un impératif d’apparence idéale. Cette exigence envers soi-même ou plutôt envers la société finit par se transformer en une phobie de ne pas être à la hauteur des valeurs prônées par l’image de la jeunesse, de la séduction, de la performance. Elles ont alors recours à la chirurgie esthétique pour corriger les défauts de leur apparence, c’est le cas de la personne éreutophobe qui franchit le pas de l’opération (appelée la sympathectomie thoracique) pour enlever ses problèmes de rougissement. Ce qui les pousse jusque-là, ce sont les regards des autres, non pas les intimes comme notre famille, mais les gens de notre société, car le corps aussi bien masculin que féminin est devenu un objet de jugement social.


3) Un réseau de sociabilité fortement diminué à cause de la phobie sociale

C’est parce qu’un individu a une aptitude à vivre en société, à rechercher la compagnie de ses semblables, qu’il va pouvoir tisser un réseau social. Certains individus ont en effet beaucoup de relations, d’autres sont en revanche plus isolés comme c’est le cas des personnes phobiques sociales.

Rappelons qu’une sociabilité peut être formelle ou informelle. La sociabilité formelle concerne toutes les interactions obligatoires, protocolaires, comme celles qui se trouvent dans la famille, le travail ou dans les universités. Alors que la sociabilité informelle porte sur toutes les interactions involontaires, non attendues, telles que les rencontres de hasard ou lors d’activités de loisirs, lesquelles peuvent favoriser des amitiés. L’anxiété permanente des phobiques sociaux constitue un frein non négligeable aux interactions sociales, la quantité des relations sur le réseau social est donc fortement diminuée. On s’aperçoit que chez eux, c’est le réseau de sociabilité formel qui concentre l’essentielle majorité de leurs relations.

En effet, le cadre de leurs interactions se déroule principalement dans la sphère privée familiale et dans la sphère publique professionnelle de leur lieu de travail dans la mesure où ils y sont contraints. En dehors de cette zone d’interactions, la plupart d’entre eux se cantonnent au strict minimum grâce au réseau social familier, tels des amis d’enfance, lequel constitue une marque d’assurance et de confiance. Comme le raconte Cathy, lycéenne et qui prend des cours par correspondance :

« En dehors de ma meilleure amie, j’arrive rarement à voir mes amis. J’ai encore deux ou trois amies du bahut avec qui j’étais très proche, mais je les vois rarement parce que quand je prévois quelque chose avec elles, je stresse et en générale j’annule. Ca fait partie de nos grandes contradictions, on se sent tous très seuls et on a besoin de soutien, d’affection, de liens, mais quand on a la possibilité d’en avoir, ça bloque… ».

Certains se retrouvent complètement isolés et chaque week-end rime avec solitude. Chez les plus malchanceux, la situation devient même un enjeu extrême, certains qui souffrent d’agoraphobie n’osent mettre leurs pas à l’extérieur de peur d’affronter les foules et les regards des gens. Ceux qui n’ont pas d’activités professionnelles peuvent même s’éterniser chez eux, ils n’ont aucune raison de sortir si ce n’est pour faire les courses. Pour les plus téméraires, ils essaient de donner du volume à leur réseau social en s’inscrivant à des activités où ils peuvent rencontrer du monde : associations, jeux, sports, théâtre.

Comme il est dit, la quantité des relations sur le réseau social est donc limitée. Il en est de même pour l’intensité des liens sociaux noués dans le réseau. En effet, les liens sociaux sont forts ou faibles selon l’intensité de ce qui unit deux personnes. Les liens que développent la plupart des personnes phobiques sociales tendent à la superficialité, avec des contacts sporadiques, dans la mesure où elles éprouvent des difficultés à l’échange social, à maintenir une conversation, à manifester leur envie de revoir la personne. La froideur en apparence résultant de leur personnalité distante n’arrange d’autant pas la situation, comme en témoigne Victor :

« Moi aussi je me sens très partagé avec mes amis, demandeur et fuyant à la fois. J’ai envie des choses et de leurs contraires. J’ai déjà perdu des amitiés en les évitant trop. Mon attitude est perçue comme de l’indifférence et du désintérêt, alors que c’est souvent l’inverse qui se passe. J’ai besoin d’amitié, d’affection et d’amour, mais ne me sens pas capable de les faire vivre.  Quand on s’intéresse à moi, mes repères sont perturbés et je suis tenté de rétablir un équilibre connu : la distance. »

Soit les liens sociaux ont du mal à s’établir ou dans l’autre cas ils ont du mal à se conserver. Souvent, ces personnes déclinent des invitations de sortie à des soirées organisées ou au restaurant, et les liens noués finissent par des échanges discontinus et par se perdre de vue. Appeler au téléphone un nouveau contact peut se révéler comme une épreuve difficile, parce qu’il y a toujours cette peur de déranger, cette peur de ne pas savoir quoi dire, cette peur d’être ridicule au téléphone. Les liens forts se développent avec les personnes régulièrement rencontrées, comme dans la sphère familiale ou avec des amis proches, mais ces liens restent parfois fragilisés à cause de cette anxiété permanente.

S’agissant des peurs ressenties dans des situations de réunion familiale, de fêtes de Noël avec les amis, les témoignages qui me sont revenus sont remarquablement nombreux et mettent en évidence une crainte réelle de ne pas savoir comment se comporter en public, comment être sociable avec les invités. Ces moments festifs et de retrouvailles peuvent se révéler comme un cauchemar pour certaines personnes phobiques lesquelles les perçoivent plutôt comme une contrainte.

Par exemple, Stéphane, étudiant de 25 ans, s’inquiète pour le repas de Noël car il a une peur profonde de manger en présence d’autrui, et lorsqu’il n’a pas le choix malgré ses ultimes évitements, il est durant le repas envahi de terribles tremblements et de sueurs, il se sent observé à chaque fois qu’il porte la fourchette à sa bouche. Il essaie de garder son calme, trouve un prétexte pour aller prendre ses médicaments. Lorsqu’il porte le verre à sa bouche, il boit à petites gouttes, il craint de s’étouffer en buvant. Il jette un oeil à sa montre. Il a hâte que le repas soit terminé…


4) L’espace social est divisé en champ anxiogène et champ non anxiogène

Chez la personne phobique, l’espace social est divisé en deux champs : anxiogène et non anxiogène. Leur déplacement se fait en fonction des facteurs anxiogènes qui sont rattachés aux lieux, la peur agit en permanence comme une boussole qui indique les endroits sécurisants et ceux hostiles.

Les gens agoraphobes ont surtout peur des foules, ils éviteront donc les espaces publics (cinéma, restaurant, centres commerciaux) et en particulier les endroits d’où il leur serait difficile d’échapper en cas de crise de panique. Chez d’autres phobiques, il peut s’agir aussi d’une peur liée à un endroit particulier à cause d’une situation sociale redoutée, comme la peur de se retrouver dans le bus ou dans un restaurant (à cause de l’émétophobie), la peur des lieux clos (claustrophobie).

Voici le récit d’une personne agoraphobe décrivant sa peur ressentie dans le métro :

« Quand j’attends le métro et que j’ai plein de gens en face de moi, déjà quand je veux me trouver une place, je dois passer par une ligne de personne. Et j’ai comme l impression que chaque personne que je croise me dévisage ou me surveille, ce qui me rend mal à l’aise. Je ne le montre pas parce que je suis habitué mais ça me fait toujours le même effet à l’intérieur et me met dans le même état d angoisse. Sur le quai, j’attends toujours que le métro vienne, non pas par impatience, mais juste pour éviter d’être debout face à des gens. Et une fois dans le métro, je baisse ma tête pendant tout le trajet ou je regarde par les fenêtres rien que pour ne pas croiser le regard des passagers. Je sais que ça paraît bizarre mais je me dis que tous ceux qui me regardent me jugent d’une façon ou d une autre. »

D’autre part, certains lieux de sociabilité informelle (bals, cafés, salons) sont le théâtre d’évitements réguliers car l’exposition en public y est trop forte. On peut constater que les personnes phobiques sociales ont une mobilité de réassurance, c’est-à-dire qu’elles aiment retourner sur des lieux qu’elles maîtrisent parce qu’elles se sont déjà familiarisées avec le terrain et ont analysé l’environnement autour. Le domicile étant le premier lieu non anxiogène, certains individus souffrant d’une phobie sociale généralisée évitent de sortir de chez eux, d’autres moins atteints sortent de temps en temps mais ils n’osent pas forcément se rendre dans des lieux animés et remplis de monde, où ils peuvent pourtant faire des rencontres, comme dans les soirées étudiantes, les bals, les boîtes de nuit.

Ainsi, si la peur est omniprésente, si les réseaux sociaux ont du mal à se tisser, est-ce que la personne phobique sociale est condamnée à être isolée chez elle ? N’existe-t-il pas des lieux de sociabilité où la tranquillité lui est possible ? Le domicile symbolise typiquement le lieu antisocial, notre bon sens commun nous fait dire que les liens sociaux ne sont réalisables qu’à l’extérieur et en faisant l’effort d’aller vers les autres. Pourtant, comme nous allons le voir par la suite, cette affirmation d’apparence logique peut se révéler à moitié fausse chez les phobiques.

Conclusion

Le comportement d’un phobique social est à la fois très dépendant des facteurs endogènes (émotions, pensées dysfonctionnelles) et exogènes (les autres, la société) où il y a donc sans cesse interférence. L’individu phobique voit son quotidien bouleversé, ses comportements d’évitement l’amènent à réduire son espace social en même temps qu’il dissimule son stigmate aux autres. Cette perte de sociabilité se caractérise par l’exclusion sociale, s’accompagnant d’un risque accru d’idées suicidaires, d’épisodes dépressifs ou d’alcoolisme.

Pour réintégrer le monde social, il aura recours aux médicaments, aux services thérapeutiques lesquels offrent une panoplie de choix, entre les sociothérapies et les thérapies cognitives comportementales. Ces thérapies se basent d’une part sur une restructuration cognitive du sujet par laquelle on bannit les mauvaises pensées automatiques liées à la peur du jugement d’autrui, et d’autre part sur un réapprentissage des habiletés sociales. Á côté, il peut recréer un réseau social, lui donner du volume, grâce à des lieux de sociabilité qui lui sont adaptés comme les associations ou Internet. Le phobique social réapprend à se comporter en société, à ne plus avoir le regard fuyant, à ne plus surévaluer la pression sociale, à ne plus avoir peur de perdre la face durant les interactions avec autrui.

L’absence d’intégration sociale est dans une perspective durkheimienne corrélée à l’émergence de pathologies sociales et psychologiques, comme par exemple un défaut de sociabilisation dans une famille ou une situation de chômage qui entraîne aussitôt un isolement social, transformant de simples angoisses en de véritables phobies. Le lien social renaît lorsque l’individu partage les normes et les valeurs de la société à laquelle il appartient.

La phobie sociale est surtout considérée par les chercheurs comme un phénomène psychologique et biologique, à juste titre. Peut-être est il temps aussi de la considérer également comme un phénomène sociologique, dont l’origine de ces comportements pathologiques est très liée à une exigence sociale élevée, à une société de plus en plus tournée vers le culte de la performance, de l’image.


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