qui suis-jeSur Internet, dans les communautés de développement personnel et dans les communautés de timides, certains d’entre vous me connaissent sans doute déjà sous le nom de Sylvain Zelliot. ;-)

J’ai un profil plutôt atypique. Aujourd’hui, à 35 ans, je travaille le matin dans une école privée comme professeur de français et l’après-midi comme auto-entrepreneur dans l’E-commerce. Par ailleurs, je suis écrivain et chercheur en autodidacte, avec l’ambition de percer dans le monde de l’édition et du développement personnel.

Étant de caractère réservé, je dois avouer que cette rubrique de présentation n’est pas forcément celle dans laquelle je me sens le plus à l’aise. Ceux qui me connaissent m’ont parfois reproché de ne pas suffisamment me dévoiler. Cette erreur va être réparée ! ;-)
En particulier, j’ai toujours trouvé dommage que la plupart des blogueurs du monde du développement personnel ne parlent pas suffisamment d’eux, de leur vécu, de leur voyage intérieur, se contentant dans bien des cas de fournir des informations qui ont une valeur seulement formelle ou professionnelle.
Or, il est de mon avis que pour évaluer la crédibilité d’un auteur et des conseils prodigués, notamment dans le domaine du développement personnel (j’insiste sur la notion de « personnel »), il faut au minimum faire lumière sur sa trajectoire personnelle, les obstacles rencontrés, les leçons apprises basées sur son vécu !

Aux origines de mon combat

Pour commencer et pour que vous compreniez mieux l’origine de mon centre d’intérêt pour les sujets de la résilience et de la timidité, je me considère en effet comme un « résilient » du fait que durant toute ma vie, j’ai dû lutter perpétuellement avec mes deux principaux démons intérieurs : l’anxiété sociale et la dyslexie.
D’aussi loin que je me souvienne, la timidité a été omniprésente dans ma vie. J’ai toujours été un garçon anxieux, hypersensible, et surtout très vulnérable au regard des autres. Que je traverse une rue ou que j’entre dans une salle bondée de monde, j’avais ce sentiment étrange et constant d’être observé en permanence. Tant de choses généraient chez moi un stress : passer un appel téléphonique en présence d’autrui, parler en public, m’intégrer dans les groupes, aller à des soirées, faire la cour à une fille, etc….
De l’autre côté, la dyslexie n’a pas arrangé ma situation et a contribué, je pense, à creuser le manque d’estime de soi. Mes débuts à l’école primaire furent chaotiques et les instituteurs se plaignaient régulièrement de mes problèmes de lenteur et d’attention. La lecture, l’écriture, la concentration pendant des instructions orales me demandaient constamment des efforts gigantesques. Mon complexe numéro un a toujours été l’élocution orale et écrite car je mettais un temps anormal pour écrire, pour m’exprimer en mots, pour comprendre ce que l’on me disait.

La dyslexie, couplée à mon anxiété sociale, a eu des répercussions considérables sur tous les différents aspects de ma vie jusqu’à l’âge adulte. Puisqu’à presque 25 ans, j’étais au chômage pour la troisième fois consécutive et je rencontrais énormément de difficultés pour trouver ma voie professionnelle, ainsi qu’un emploi. Et pour cause : idée vague de mon avenir professionnel, pas de diplômes à part le Bac, pas de permis de conduire, les maladresses récurrentes dues à la dyslexie. Mais surtout encore les problèmes liés à l’anxiété sociale qui faisaient que je continuais à redouter le monde universitaire (les épreuves d’exposés oraux devant la classe, la vie en communauté étudiante) et le monde du travail (les épreuves d’entretiens d’embauche, la gestion des appels téléphoniques, les réunions au bureau).
Du côté social et sentimental, c’était aussi le « vide » : virginité tardive, solitude, marginalisation, et j’en passe…
Quelque part, j’ai toujours considéré l’anxiété sociale comme un « handicap » en ce sens qu’elle ferme à la personne timide quasiment toutes les portes de la société. 

Le développement personnel, du mal-être au mieux-être

Comme beaucoup de personnes timides ou anxieuses, j’ai multiplié les initiatives pour tenter de guérir de ce mal-être : séances interminables chez le psychologue, cours de théâtre, lectures d’ouvrages, discussions sur les forums doctissimo, etc… Puis j’ai compris que ces solutions restaient « passives » et que la guérison, le mieux-être, ne pouvaient s’obtenir que par des expositions saines et progressives sur le terrain, par des activités motivantes en accord avec ses valeurs et sa personnalité.
De même, j’ai tenté une rééducation auprès d’un orthophoniste pour mes problèmes de dyslexie, puis j’ai compris au fil des séances que cela ne suffirait pas et qu’il n’y avait que moi qui pouvais réellement m’en sortir avec un véritable travail sur soi.

En autodidacte, je me suis naturellement intéressé à la psychologie et au développement personnel : travail d’introspection pour apprendre à mieux se connaître, gestion de mes émotions, méditation, intérêts pour la P.N.L et pour les méthodes de visualisation positive, etc… J’ai observé attentivement tous les gens qui réussissaient dans la vie, puis j’ai voulu m’approprier en quelque sorte leur talent, leur savoir, pour m’en servir à mon tour.
Au fil des années, en m’exposant progressivement sur le terrain et en identifiant aussi les activités dans lesquelles je pouvais trouver du plaisir plutôt que de la peur, j’ai fait tomber un à un chacun de mes blocages : être curieux des gens au lieu de les éviter, multiplier les défis qui ont un intérêt direct pour mon évolution, accepter ma personnalité introvertie au lieu de la renier, dire « Oui » aux entretiens d’embauche malgré le trac pour expérimenter de nouvelles opportunités professionnelles (le mécénat, l’animation, le commerce, l’enseignement), etc…

Bref, je suis avant tout un passionné de psychologie, de sociologie, tout ce qui touche à la question de l’être humain dans sa quête de vie. Ainsi, durant ces dix dernières années, j’ai mené un travail de longue haleine à la fois sur le plan théorique et pratique :


THÉORIQUE 
:

  • Lecture d’une cinquantaine de livres de psychologie, de sociologie et de développement personnel : Dale Carnegie, Napoleon Hill, Piaget, Vygotsky, Jung, Adler, Howard Gardner, Bourdieu, Erving Goffman, etc…

  • Réalisation d’une dizaine d’outils en ligne publiés sur le blog : Grille de conversation, Outils d’affirmation de soi et de gestion des émotions, Happy list, 11 pistes pour canaliser les pensées négatives, Grille d’objectifs, etc…

  • Écriture d’articles, d’enquêtes sociologiques, de romans de développement personnel, avec pour thèmes de prédilection : la connaissance de soi, les interactions sociales, la résilience, la timidité sociale et amoureuse, la précocité intellectuelle, etc…

PRATIQUE 

  • Expérience de 6 années de soutien scolaire dans l’Éducation Nationale et dans les écoles auprès d’une trentaine d’élèves dyslexiques, dyspraxiques, dysphasiques ou de profil SEGPA.

  • Des milliers d’heures de travail, de découpage, de mimétisme, de recherche, pour arriver à cerner et à dompter mes propres problèmes de dyslexie.

  • Démarches sur le terrain et initiatives diverses visant à guérir de mon anxiété sociale :
    organisation avec une partenaire d’ateliers de théâtre pour personnes timides ou phobiques sociales (projet de départ devenu maintenant l’association Happythea), « TCC Emploi » (auto-thérapie ludique pour déconditionner les angoisses aux entretiens d’embauche), « TCC Drague » (auto-thérapie ludique pour se débarrasser de sa timidité amoureuse), quelques inventions personnelles (des origamis de cygne pour aborder les filles dans les transports en commun ; un collier de trombones pour s’occuper l’esprit en jouant lors d’épreuves angoissantes), etc…

     

Pour conclure :

Aujourd’hui, à 35 ans, ma situation est bien meilleure que celle il y avait dix ans. Je n’ai jamais vraiment aimé le terme de « guérison », car l’anxiété sociale, comme la dyslexie, tous les spécialistes le diront : « On n’en guérit jamais intégralement, on apprend à vivre avec et parmi les autres. » Pour moi, la guérison, c’est d’avoir rendu possible ce qui me semblait à priori impossible : avoir un travail, avoir le plaisir d’écrire des livres, avoir une vie sociale ou amoureuse, etc… Je suis un introverti heureux et je l’affirme. Je citerai pour clore ma présentation cette jolie phrase de Saint-Exupéry :

« Il ne s’agit pas de prévoir l’avenir, mais de le rendre possible. »

Enfin, je vous invite à consulter les différents articles du blog qui peuvent vous permettre de mieux me connaître et dans lesquels je relate souvent mon expérience personnelle.

Vous pouvez également profiter de mon expérience et suivre un coaching personnalisé et efficace avec moi via ma rubrique Coaching en ligne.

Pour m’écrire directement, vous pouvez me contacter en remplissant le formulaire de contact. ;-)

Cet article a 14 commentaires

  1. J’ai bien aimé ta description. Je partage à peu pres la meme vision que toi sur le developpement personnel et j’espere que tu progresseras encore !
    Comme toi je trouve que la plupart des bloggeurs ne parlent pas sufisemment de leur vécu, là tu as beaucoup développé ton histoire , j’ai pris du plaisir à lire ton parcours. On imagine bien que ça n’a pas du etre facile pour toi tous les jours mais au final petit à petit tu as reussi à réduire tes angoisses et phobies, je trouve ça génial et motivant.

    Ton invention sur les Origamis de Cygne est géniale, je peux dire que ça marche !

    comme toi j’ai lu pas mal de livres et je me suis renseigné sur les différentes méthode mais on voit bien les limites un moment donné… Il faut aller sur le terrain : La pratique sans la théorie est insuffisant mais la théorie sans la pratique est inefficace !

  2. Sylvain, je découvre ton blog, le travail réalisé en équipe est impressionnant; je commence a parcourir tes articles, simples, accessibles , bien écrits mais j’ai commencé par ta présentation qui donne envie de poursuivre vraiment ! Suivre tes orientations. C’est sérieux et pleins d’espoirs. Je compte bien en tirer profit personnellement pour cette saleté de phobie sociale qui me pourrit ma vie! Merci à toi, crusta, Wendy et les autres .Bien à toi.

  3. Te connaissant déjà un peu sur un forum (une ancienne habituée qui a quand même pu au fil des années diminuer sa phobie sociale et dysmorphobie ) il me manque la réalisations de certains de mes objectifs, des objectifs dont j’ai besoin pour me sentir épanouie dans ma vie.
    Je me souviens du début de ton cheminement et je suis épatée par ces nouvelles.
    Je souhaite que tu réussisses encore dans ton cheminement, que tu gardes cette force et enthousiasme à chaque fois.
    Amicalement

  4. Je n’avais pas encore vraiment lu tout ton parcours. Je ne savais pas que tu avais eu des problèmes de dyslexie, ou ça m’a échappé. Bravo, tu peux être fier de toi, tu écris bien, et c’est fluide, agréable à lire. Tu es un modèle pour tous les « dys » et je pense un super atout pour ton collège.

  5. sa fait plaisir de voir que certains en sorte malgré leur gros difficulté , je suis dyslexique et atteinte de phobie social je ss au lycée général en ES et tout comme toi je suis passionne par la psychologie , sociologie et tt se qui concerne le développement personnel. Merci tu peut pas imagine a quel point sa me donne du courage .

  6. Gros merci pour tous ces articles interessants!

  7. Ça fait plaisir de lire ton parcours, Sylvain.
    Tu es parti de bien bas avec un gros handicap mais grâce à un gros travail sur toi-même et à force de motivation de persévérance tu as réussi à faire tomber tes blocages. C’est de plus une belle revanche pour un dyslexique d’être devenu écrivain.
    Ça me redonne espoir pour sortir de la timidité même si j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir.

  8. Sylvain, je trouve ton blog vraiment bien. Je m’intéresse énormement au développement personnel en ce moment et les informations disponibles sur ton blog tombent au bon moment ;)
    Merci à toi pour cet investissement personnel, aider les autres comme tu le fais est un de mes objectifs une fois les épreuves difficiles passées.

  9. Cher Sylvain,
    J’apprécie au plus haut degré votre travail de recherche, votre introspection et votre courage à vous exposer aux regards des autres. Vous avez gagné votre combat… Bravo!

    Nathalie

  10. waouh! !! enfin j’en sais davantage sur le mystérieux Sylvain ; -)
    Merci pour cette présentation.

  11. Bonsoir Sylvain.

    Enfin une approche on ne peut plus claire de votre personne.
    Vous étes valeureux Sylvain.
    Cette quête de vous meme et pour vous meme.
    Je souhaiterais aussi, a présent que je vous distingue, lire vos ouvrages.

    Je suis également passionnée de psychologie depuis toujours.
    Je ne connais pas trés bien le monde du développement personnel.
    Mais je pense qu’ en votre compagnie, cette lacune sera bien vite oubliée !

    Bonne soirée Sylvain. Et, grand merci de vous étre révélé !
    Cordialement a vous.
    Ines.

  12. bonjour,
    j’ai bien aimé que tu te livres comme ça sur ton parcours, on se reconnaît plus facilement. Du moins surtout pour moi, ça me donne de l’espoir dans mon avenir. Tu peux être fière de toi, pour tout ce que tu as pu accomplir, ce sont des gros défis, introvertis que nous sommes.
    je me sens mieux, depuis la découverte de ton site, qu’il existe des autres « extraterrestres » ;-)
    belle journée

  13. Bonjour Sylvain,
    Merci pour ton partage ainsi que pour l’expression de ta persévérance à te découvrir, te connaître. et à partager autour de toi ta force vitale. Je vis dans la même veine : avancer, donner du sens aux difficultés, transformer ce qui apparaît au premier abord comme un manque ou un défaut en une force. Cela demande beaucoup de ténacité, savoir surfer sur la vague du découragement. Néanmoins petit pas après petit pas, l’édifice personnel se construit et s’épanouit. Alors c’est découvrir toute sa richesse et beauté intérieure : ça vaut vraiment le coup. C’est sûr que l’union fait la force.
    J’ai lu ton article sur « écrire son journal de bord » et je me suis rendu compte que je ne me l’autorisais pas. Et cerise sur le gâteau, j’ai pu réaliser pour quelle raison.
    L’intention qui est la tienne en créant ton blog est puissante. Merci à toi.
    Belle continuation.
    Blandine

  14. Merci pour tous les commentaires et encouragements !

    Je lis chaque commentaire avec attention et je suis toujours heureux de savoir que mon blog et mon parcours peuvent inspirer d’autres personnes.
    Et vos mots sont importants pour moi car ils m’aident aussi à avancer et à persévérer surtout dans les moments moins faciles que réservent parfois la vie.
    Merci du fond du cœur pour tous vos messages.

    Sylvain

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