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perfectionnisme maladif

Ah fichu perfectionnisme ! Un sujet qui concerne hélas beaucoup d’entre nous… On a envie de bien faire, on veut que tout soit parfait. Et à cause de cela, on n’avance pas dans notre travail comme il faudrait et on est sans cesse rattrapé par cette lenteur infernale.
On passe trop de temps à tout soigner, les détails, on anticipe déjà le jugement des autres, on attend que ce soit parfait avant de se lancer… Au final, tous ces petits manies nous font perdre un temps fou, voire nous empêchent de commencer le moindre acte !
Rencontrez-vous ce problème très handicapant ? Si oui, nous allons voir ici quelques solutions concrètes pour s’aider à vaincre le perfectionnisme et avancer désormais dans nos missions avec plus de sérénité…

QUELS SONT LES SIGNES DU PERFECTIONNISME ?

Tout d’abord, être perfectionniste est une qualité.

C’est ce trait de caractère positif qui aide chacun à avoir des ambitions élevées dans la vie quotidienne, à rendre un joli travail, à être consciencieux de ce qu’on fait.

Sans désir de perfectionnisme, la vie serait monotone : un travail peut être moyen ou bâclé et on ne chercherait pas à dépasser ses limites.

Le perfectionnisme peut avoir ses avantages et inconvénients. Tout dépend de comment vous êtes perfectionniste.

Il faut distinguer le perfectionnisme constructif et le perfectionnisme négatif.

Quels sont les signes d’un perfectionnisme excessif ? Voici quelques uns :

  • Je reviens plusieurs fois sur les mêmes détails : un texte à corriger, un coin de la pièce à aspirer, une brique à colorer, etc…
  • J’idéalise à l’excès le résultat d’un travail : « Il faut que ce soit parfait, il faut que ce soit le meilleur de ma génération, etc… »
  • Vous avez des symptômes en travaillant : sueurs, tremblements, mélancolie, pensées obsédantes, tocs, etc…
  • Le critère le plus objectif reste LE TEMPS passé dessus.
    Si pour un travail anodin, vous êtes censé passer 1 ou 2 heures, mais que ça fait sept jours que vous y êtes, c’est qu’il y a un vrai problème !

Si cet excès de perfectionnisme a des répercussions dans la vie quotidienne, tels que : retard fréquent, lenteur excessive, auto-sabotage, déréalisation, plaintes de son entourage familial…

Dans ce cas, on pourra parler de perfectionnisme négatif ou de perfectionnisme maladif.


Au contraire, si vous êtes perfectionniste par tempérament, que vous êtes lucide et raisonnable sur votre idéal à atteindre, vous voulez que ce soit parfait tout en vous respectant. Vous arrivez à vous fixer des objectifs élevés et que vous respectez les étapes progressives sans vous auto-saboter.
Bref, vous savez vous mettre des limites.

Dans ce cas, on parlera de perfectionnisme sain ou de perfectionnisme constructif.

EXEMPLE CONCRET : Sophie et Laurent doivent rendre un compte-rendu à leur boss. Ils doivent écrire un simple rapport de 4 ou 5 pages. Le patron veut que ça soit terminé d’ici la fin de la semaine !
Mais Sophie est ultra perfectionniste, elle va passer trop de temps à se relire, à vérifier les fautes d’orthographe ou les erreurs, à trouver d’autres sources et références pour compléter son rapport, à insérer des tableaux, etc… Elle est méticuleuse et a tendance à être trop scolaire. Finalement, elle va rendre en retard son rapport et a écrit une dizaine de pages en plus. Elle est fatiguée, aigrie, à cause des semaines de travail passées dessus.
= Perfectionnisme négatif.
De son côté, Laurent est aussi très perfectionniste, il veut que ce soit parfait. En plus, il aime le travail bien fait. Il va passer trois ou quatre heures dessus. Il se souvient des consignes de son patron et fait bien attention de les suivre, il soigne ses arguments, il trouve des infos pertinentes. Il se relit deux ou trois fois. Il fait une pause café, puis se relit une dernière fois et imprime le document. Il est plutôt content et il le rend à temps à son patron.
= Perfectionnisme constructif.

Par conséquent, être perfectionniste n’est pas un défaut. Loin de là ! C’est bien de rêver, de viser haut. Tout dépend de la manière dont vous êtes perfectionniste.
Généralement, un perfectionnisme constructif fait aboutir à un résultat positif : le travail est effectivement de qualité ou la mission a été remplie avec succès.
Le perfectionnisme négatif peut conduire à de l’auto-sabotage de votre travail… ou de votre état moral !

Gare au grand saut : il peut vous amener
soit de l’autre côté de la colline ou bien au fond d’un ravin…

QUELLES SONT LES CAUSES DU PERFECTIONNISME ?

Comprendre les causes profondes de son perfectionnisme peut être une première étape vers la guérison ou la prise de conscience.

Il y a plusieurs explications possibles. À vous de les identifier :

  • Origine familiale ou culturelle :
    Des parents extrêmement stricts, éducation rigide, environnement culturelle plaçant la réussite au-dessus de tout…
  • Une mauvaise estime de soi, la peur du jugement d’autrui :
    On se trouve soi-même nul ou inintéressant, donc on veut compenser en rendant un travail parfait ou en se mettant la pression à faire bonne impression aux autres…
    On redoute tellement le jugement des autres sur notre travail qu’on finit par passer trop de temps dessus à tout soigner, à se relire, à anticiper les éventuelles critiques…
  • Troubles obsessionnels et compulsifs :
    Il peut s’agir de TOCS, de comportements répétitifs ne pouvant pas être contrôlés. Ils s’accompagnent souvent d’anxiété et là, il est important de les soigner car cela cause des souffrances réelles chez les personnes concernées.
  • Lié à notre personnalité profonde, à notre état cognitif interne :
    Les gens introvertis, hypersensibles ou surdoués sont connus pour avoir un tempérament très perfectionniste. On retrouve ce trait de caractère dans tous leurs portraits !
    Et ce n’est pas un hasard : comme il s’agit de personnes aux cerveaux fonctionnant avec
    «
    une profondeur de traitement plus intensive », plus tournée vers l’intériorité, cognitivement plus réfléchis, alors ils ont plus tendance à être consciencieux de ce qu’ils font et à être ultra-idéaliste dans leur rapport au monde.



LES SOLUTIONS POUR SOIGNER LE PERFECTIONNISME

Venons maintenant à la partie CONCRÈTE et aux remèdes possibles pour guérir du perfectionnisme. Je vous propose ici plusieurs pistes qui peuvent réellement aider.

Cela veut dire que si vous appliquez avec assiduité ces conseils, alors vous aurez des chances d’atténuer ou de vaincre le perfectionnisme.

1ère piste : Comprendre d’où vient l’origine de son perfectionnisme

Prendre conscience de la cause peut créer un vrai déclic et nous amener à réaménager certaines de nos perceptions ou habitudes erronées.

Je vous invite à relire le paragraphe précédent pour identifier les causes possibles du perfectionnisme.

Effectivement, si on comprend que notre perfectionnisme maladif vient de tocs ou d’une éducation familiale autoritaire, on peut commencer à le soigner. 
Par exemple, si à chaque fois je me mets une pression folle pour réussir mes examens à la fac, pour être le meilleur de la classe, ça peut être dû aux valeurs fortes inculquées inconsciemment par mes parents autoritaires qui plaçaient la réussite au-dessus de tout.
Pour apprivoiser ce perfectionnisme, il faut que j’apprenne à changer ma perception de la réussite, à comprendre que je peux réussir sans forcément avoir les meilleurs résultats et que ça doit correspondre à MES souhaits et non à ceux de mon environnement !

2ème piste : Apprendre à relativiser, accepter les défauts

C’est un peu bateau de le dire mais on ne peut pas soigner son perfectionnisme sans accepter de faire des erreurs.

La perfection à l’état pur n’existe pas. Il faut oublier le mythe du génie.
Quoique vous fassiez et peu importe le domaine (arts, sport, écriture, cuisine), il y aura toujours des ratés, des maladresses honteuses, et cela fait partie de l’apprentissage.

Il est nécessaire de se tromper, de faire des erreurs, pour avancer. Il faut accepter les défauts dans nos réalisations, car si on attend d’avoir le projet idéal, l’idée parfaite, et bien, on risque de ne jamais se lancer !

Vous devez créer un blog ? Faites-le. Vous devez écrire une chanson ? Écrivez-la. Vous devez faire votre première vidéo ? Faites-la.

Comme on dit : Il vaut mieux être fait que parfait.

3ème piste : Changer son discours interne pour se débloquer

Le perfectionnisme excessif peut conduire à la peur de l’échec, à la procrastination, à la paralysie, à la dépendance au travail…

Identifiez le discours interne qui explique pourquoi vous agissez comme cela.

Si vous passez tous les week-end à travailler, à prolonger ce que vous faites déjà en semaine, demandez-vous : D’où vient cette habitude ? Est-ce utile de faire comme ça ? Ne gagnerais-je pas à faire des choses plus importantes pour ma vie personnelle ?

Ne puis-je pas atteindre cette perfection autrement, en prenant un chemin différent ?

Par exemple, beaucoup d’entrepreneurs très perfectionnistes veulent tout faire eux-mêmes (comptabilité, marketing, communication, rédaction…) alors qu’ils peuvent déléguer leur travail, faire appel à d’autres personnes pour les aider.

Ici, le discours interne peut être (1ère étape : on l’identifie) :
« Oui, mais si je ne fais pas moi-même, le travail sera mal fait et cela aura un impact négatif sur l’entreprise. Vaut mieux que je le fasse moi-même. »

Une solution pourrait être pour cet entrepreneur (2ème étape : on change ce discours interne vers un discours plus constructif) :
« Je peux trouver quelqu’un de confiance à qui déléguer, je peux passer du temps pour recruter et former cette bonne personne. De cette manière, je libère du temps pour me consacrer à la partie créative, à mes vraies missions, à assurer l’avenir de mon entreprise. »

perfectionnisme maladif
Être trop perfectionniste,
attention aux maux de tête… !

4ème piste : Penser aux autres et aux conséquences sur eux

Souvent, quand on est perfectionniste, si on en souffre, on se dit que ce n’est pas grave et on prend sur soi.

Or une façon de se libérer de son perfectionnisme, c’est de penser aux autres et de s’interroger sur les conséquences que cela peut avoir sur son entourage.

Posez-vous ces questions : Est-ce que des personnes autour de vous en souffrent ? Est-ce que vos manies peuvent agacer votre famille ?

Par exemple, si je fais tout le temps le ménage et repasse constamment avec l’aspirateur, est-ce que ça va déranger mon mari, est-ce qu’il va payer plus les factures d’électricité ?

Si je suis focalisé en permanence sur mon boulot le week-end, est-ce que ma copine souffre de moins me voir ? Est-ce que mon meilleur ami ne se sent pas délaissé ?

Est-ce qu’il n’y a pas des gens qui m’attendent, qui comptent sur moi, pendant que je m’obsède sur des détails ?

5ème piste : Borner le temps, se donner une limite de temps

À mon sens, il s’agit du conseil le plus efficace de la liste : c’est se fixer une limite de temps.

Si vous êtes une personne très perfectionniste, le problème c’est que souvent, on ne s’en rend pas compte et on passe des heures et des jours sur une tâche banale alors qu’on était censé finir beaucoup plus tôt.

La meilleure façon de dompter ce perfectionnisme, c’est se de donner un délai mesurable, de se forcer à donner un chiffre.

Exemple : Je dois rendre un petit rapport de stage pour l’école, un document synthétique d’une dizaine de pages demandé par le prof. Normalement, un ou deux week-end suffisent largement pour le rédiger.
Donc, pour éviter de me disperser et d’être trop perfectionniste, je peux m’imposer une durée de travail : soit travailler juste 2 heures ce soir (je mets une alarme) ou bien obligation de finir le rapport pour le dimanche prochain (dernier délai !). Bref, je me fixe un cadre précis et mesurable pour être sûr de ne pas y passer des mois.

 

LE PERFECTIONNISME : UNE QUALITÉ À APPRIVOISER…

Par conséquent, être perfectionniste est une qualité essentielle pour réussir dans la vie.

Il faut seulement apprendre à être dans un perfectionnisme constructif et non dans les excès.

Au lieu de chercher en permanence à faire mieux, cherchons à faire « de notre mieux ».

Et vous, vous considérez-vous comme un perfectionniste ? Quelle est votre solution préférée pour apprivoiser votre perfectionnisme ?

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Cet article a 2 commentaires

  1. Bonjour,

    Comment puis je ne pas faire de commentaires ?

    Alors, en ce qui me concerne, je me considère comme quelqu’un de perfectionniste du fait que je passe des heures pour bien faire quelque chose et peut-être aussi dans ma relation aux autres.

    Tout va dépendre de quelle situation, il s’agit. J’ai pris tellement l’habitude de passer des heures que parfois ça ne compte plus. Mais j’essaye de rester vigilante car je sais que j’en fais trop. A tel point que parfois je me décourage pour certaines choses.

    J’ai appris, il y a quelque temps à prendre un peu plus en compte mes besoins et ma vie perso mais cela n’est pas encore ça.
    J’ai encore du travail sur moi même à faire pour trouver mes limites. Je veux tellement bien faire.

    Ma solution préférée être à l’écoute de qui je suis par rapport aux ambitions, modifier mon discours interne et relativiser (bon ça fait 3…).
    J’ajouterai aussi faire attention au flot de ses pensées.

    Pour ma part, au début je ne me sentais pas perfectionniste, c’est en fonction du temps et par rapport au boulot que j’y ai vu plus d’évidence.

    Merci pour cet article. :)
    Bonne journée.

  2. Bonjour Floralys,

    Comment ne puis-je pas aimer lire tes commentaires ? ;-)
    C’est pour des personnes comme toi que je trouve la motivation pour écrire.

    Sinon je suis comme toi, très perfectionniste et je passe souvent de longues minutes pour quelque chose de banal.
    Cela dit, j’essaie de rester raisonnable. Ma solution préférée reste toujours de m’imposer une limite de temps car ça évite de se disperser dans tous les sens et maintient le focus sur une tâche.

    A bientôt,

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