bonnes personnesVoilà un article qui me tient particulièrement à cœur car si je dois ma réussite personnelle et professionnelle au cours de ces dernières années alors que ce fut longtemps un grand sentiment de vide dans ma vie, c’est grâce à un déclic qui a changé ma vie et dont je me sers à chaque fois aujourd’hui pour atteindre mes objectifs.

Certes, on peut avoir comme philosophie de vie de tout réussir avec ses propres moyens, mais mieux encore et cela j’ai mis du temps à comprendre pour une question d’ego : on peut aller beaucoup plus vite et gagner dix fois plus de temps en faisant simplement les bonnes rencontres !

Que ce soit la recherche d’un ami idéal avec qui on aspire à une forte connexion émotionnelle, que ce soit la recherche d’un compagnon d’infortune prêt à faire un chemin avec nous pour atteindre nos rêves, quelque part en ce monde ou parfois dans notre entourage sans que nous le sachions, il existe de toute évidence « une bonne personne ».
Avec le recul, je crois que le plus dur n’est pas forcément de trouver les bonnes personnes, mais de les voir

LA MAJORITÉ DES PERSONNES QUI ONT RÉUSSI LE DOIVENT AUX BONNES RENCONTRES

C’est un constat que l’on peut faire quasiment chez toutes les personnes qui ont réussi : il y a eu une bonne rencontre ou plusieurs bonnes rencontres qui leur ont permis d’accélérer considérablement leur carrière.

Plusieurs exemples avec des personnalités célèbres : Louis de Funès, inconnu encore à 28 ans et inscrit au cours Simon, croise par hasard un autre apprenti comédien Daniel Gélin qui lui permettra d’obtenir son premier rôle dans une pièce de théâtre.

« Un hasard prodigieux. Je descendais d’un wagon de première dans le métro et Daniel Gélin, déjà croisé au cours René-Simon, montait dans un wagon de seconde. La porte allait se refermer lorsqu’il me crie : « Téléphone-moi demain. J’ai un petit rôle pour toi ».  — Louis de Funès

Et trois années plus tard, ce sera encore grâce à Daniel Gélin (Louis de Funès le surnommait « Ma Chance » quand il le croisait) qu’il débutera dans le monde du cinéma avec un premier petit rôle dans le film La Tentation de Barbizon de Jean Stelli.

Il y a aussi le duo comique Jean-Marie Bigard et Laurent Baffie. Ils nouent ensemble une grande amitié. « C’est entièrement grâce à Baffie que je suis devenu ce que je suis aujourd’hui. », confesse parfois ému Jean-Marie Bigard dans ses interviews quand il évoque sa rencontre avec Laurent Baffie. C’est assez frappant : on sent d’ailleurs qu’ils ont le même type d’humour grinçant, le même franc-parler, comme si ils étaient faits pour se rencontrer. 

D’autres rencontres étonnantes comme celle de Michel Drucker et de Claude François. Michel Drucker l’écrit dans sa biographie et le répète dans ses interviews : « Sans Claude, je n’aurais jamais fait la carrière que j’ai faite, il m’a tout appris. […] Il m’a appris la lumière, le rythme. Il m’a fait porter un smoking, il m’a fait me tenir debout et surtout il m’a présenté ma femme. » Nul doute que Michel Drucker, qui n’a pas fait du tout d’études, a réussi dans le milieu de la radio et de la télévision grâce à ses rencontres successives avec les bonnes personnes.

Et de telles anecdotes fourmillent dans l’Histoire : Einstein qui rencontre le mathématicien Marcel Grossmann qui va lui donner les outils de la géométrie non euclidienne nécessaires à la construction de sa théorie de la relativité générale. Sans compter les rencontres déterminantes et dont l’interaction s’influence mutuellement jusqu’à l’éclosion d’une idée géniale pour l’un ou pour l’autre : Jung-Freud, Aristote-Platon, Liszt-Wagner, Braque-Picasso, etc…

LES BONNES PERSONNES : « SEUL ON VA PLUS VITE, ENSEMBLE ON VA PLUS LOIN. »

Toutes ces anecdotes illustrent le retentissement extraordinaire que peut déclencher une simple bonne rencontre. Au point que l’on peut légitimement se demander si telle rencontre n’avait pas eu lieu, est-ce que les choses se seraient passées de la même manière ? Sans aucun doute, le compositeur génial Richard Wagner encore inconnu en 1840, vivant dans un état très précaire et désargenté, n’aurait – aussi tôt – connu la gloire et trouvé son style musical sans l’aide humaine et l’influence artistique du compositeur Franz Liszt. 

C’est le cas justement pour chacun de nous d’ailleurs. Je suis sûr que pour beaucoup de petites ou grandes choses de notre vie, si nous n’avons pas rencontré telle bonne personne, alors on ne se serait jamais trouvé dans la situation dans laquelle on est aujourd’hui. Une simple rencontre qui a permis, par exemple, de faire le métier qu’on fait aujourd’hui, d’avoir découvert une nouvelle passion que l’on ne soupçonnait pas, de mieux savoir qui on est tout simplement… 

En tout cas, c’est ma conviction : on ne peut réussir seul et on peut aller beaucoup plus vite et gagner plusieurs années en provoquant les bonnes rencontres.

Et juste pour cette raison, ça vaut le coup de tout faire pour trouver ces fameuses bonnes personnes plutôt que d’attendre encore de longues années où rien n’évoluera réellement.

 

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 Braque et Picasso                      Sartre et Beauvoir                 Manaudou et Lucas                 Baffie et Bigard

LES BONNES RENCONTRES : MES EXEMPLES ET ANECDOTES PERSONNELLES

J’avais vraiment envie d’écrire cet article parce que d’une part, c’est une des leçons les plus importantes que j’ai apprise dans ma vie et que j’utilise très souvent ce concept de « bonnes personnes » avec les gens avec qui je discute.
D’autre part, durant ces trois dernières années, ma vie a énormément changé et je pense que ma plus grande évolution, c’est d’avoir compris malgré mon caractère très solitaire que la réussite ne peut être individuelle et tout l’art est dans la manière de rencontrer les bonnes personnes

Alors je vais livrer quelques anecdotes personnelles et vous comprendrez mieux l’impact que cela a eu sur ma vie. L’occasion aussi de vous parler de mon actu : vous avez pu remarquer que je blogue moins souvent depuis l’année dernière… ;)

  • Durant cinq années, je touchais le RSA et j’avais un contrat précaire d’assistant pédagogique dans un collège ZEP. Et comme mon contrat CDD se terminait bientôt et comme je n’ai pas de diplômes à part le bac, il est très difficile de trouver du boulot dans ma situation. Jusqu’à ce que l’année dernière, je rencontre un jour un professeur par hasard et qui me parle d’une école privée catholique qui recherche un professeur de français… Je tente le coup et j’obtiens le poste de professeur de français grâce à ma motivation lors de l’entretien et à mes cinq années d’expériences dans l’Éducation Nationale qui compensent mon handicap des diplômes. C’est fou en y repensant, parce que ce professeur, je le croisais régulièrement depuis 5 ans dans le collège sans l’avoir jamais abordé et ce jour-là, au lieu de faire mon asocial et de partir immédiatement à la fin du boulot, je le croise en chemin et je lui ai simplement lancé avec un sourire : « Vous avez fini le boulot ? » Il me répond : « Oui, je dois filer à un autre cours dans une école privée. » Et c’est là que tout de suite, la discussion débouche dessus… 
  • Depuis un an et demi, j’ai rencontré une femme extraordinaire qui est un peu ma moitié. Elle est comme moi : introvertie, complexe, ambitieuse, créative, passionnée par le développement personnel et la psychologie. Par contre, elle n’est pas du tout timide (elle est plus introvertie et sait se montrer très sociable en société). Elle accepte mon côté parfois asocial. Et j’ai enfin trouvé la personne avec qui partager mes pensées, mes écrits, mes créations. Elle écrit aussi et ambitionne d’être écrivain. On se complète pas mal : elle m’aide par exemple à écrire certaines scènes de mes romans que je suis jusque-là incapable d’écrire seul et en retour, je l’aide pour d’autres choses. C’est une belle relation qui m’épanouit. 
  • J’ai trouvé aussi un poste d’animateur de jeux d’échecs dans des écoles élémentaires. Un gars que je rencontre par hasard sur le net et qui me parle de ce bon plan. Pourtant, je n’avais jamais joué aux échecs et je ne connaissais même pas les règles ! Comme mon contrat CDD se terminait et dans l’urgence, j’avais dit « Oui ». Du coup, j’ai dû rapidement apprendre les échecs et je me retrouve aujourd’hui animateur dans différentes écoles (ça me sert de complément de revenus). Quelques mois plus tard, je fais une autre bonne rencontre en répondant à une simple annonce pour un poste d’animateur pour échecs. Et cette fois, le gars me demande si j’étais intéressé par un poste d’animateur d’informatique dans une association car ils ne trouvaient personne. Et là, bingo aussi… ! Animateur ? Je n’y aurais jamais songé de ma vie. Ça me paraît vraiment dingue comment des rencontres peuvent déboucher sur une série de choses auxquelles on n’aurait jamais imaginé.  

Croiser les bonnes personnes et avoir le flair que ce sont les bonnes personnes, au début, c’était une méthode. Aujourd’hui, c’est devenu une philosophie de vie. Quand je vois que je n’arrive pas à atteindre certains objectifs ou que je risque de mettre encore plusieurs années, alors je mets mon ego de côté et j’essaie de trouver les bonnes personnes pour aller dix fois plus vite.

LES BONNES PERSONNES : QUI SONT-ELLES ?

Une « bonne personne », par définition dans notre article, pourra avoir un double sens :

1) Quelqu’un qui peut vous apporter une aide dans votre cheminement, de nouvelles pièces au puzzle de votre vie, dont la simple rencontre peut infléchir votre destin. Une sorte de catalyseur.

2) Il peut s’agir également d’une personne avec qui vous vous entendrez idéalement et susceptible de vous procurer des moments d’émotions sur le plan humain, où il y a la possibilité de faire de jolis projets ensemble grâce la communion de vos esprits et de vos valeurs. En somme, une sorte d’alter-ego.

Alors vous allez me dire : oui, mais comment trouver ces bonnes personnes ? 

Sincèrement, je ne crois pas que ce soit juste une question de chance. J’en suis aujourd’hui même convaincu : le plus dur n’est pas forcément de trouver les bonnes personnes, mais…
rencontres

* de les voir.

* de créer un lien avec eux.

Pourquoi ? Parce que tous les mois, nous avons mille occasions de rencontrer une nouvelle personne. Parce que même dans notre entourage personnel ou professionnel, il y a tant de gens que nous n’avons jamais réellement appris à connaître. Vous vous souvenez sans doute encore de mon anecdote étonnante de ce professeur que j’avais croisé pendant 5 ans dans mon collège sans l’avoir jamais abordé…

Et enfin, et cela me semble le point le plus important, parce que le choix des personnes que nous prenons plaisir à fréquenter n’est pas dû au hasard. On a tous tendance à s’orienter inconsciemment vers des gens qui nous ressemblent ou qui partagent les mêmes valeurs que nous. Dans notre réseau personnel, il existe au moins une bonne personne en ce sens que dès le moment où on cherche vraiment à créer un lien avec elle, il se passera forcément des choses, une histoire, des épisodes qui donneront de l’animation à notre vie.

LES OBSTACLES : CE QUI NOUS EMPÊCHE DE VOIR LES BONNES PERSONNES…

En amitié par exemple, je suis persuadé qu’on a tous déjà trouvé au moins une ou deux bonnes personnes avec qui on pourrait idéalement s’entendre, affectivement, émotionnellement ou intellectuellement, mais on fait semblant de ne pas les voir

Personnellement, je pense avoir croisé plusieurs « bonnes personnes » dans le passé, qui auraient pu d’ailleurs devenir des amis idéaux, mais je les avais loupées à cause d’un manque de discernement.
Avec le recul, je dirais pour plusieurs raisons différentes et peut-être que ça vous parlera et vous évitera les mêmes erreurs : 

  • Le syndrome de l’éternel insatisfait :
    Quand je rencontrais quelqu’un avec qui je m’entendais, je n’étais jamais satisfait. Je trouvais toujours un défaut chez la personne, une excuse, qui mettait fin automatiquement à la relation. Et pourtant, aujourd’hui, je me rends compte que certaines de ces personnes sont toujours celles qui me comprenaient ou me cernaient le mieux.
  • Le piège du discours facile « Je trouverai mieux de toute façon, la bonne personne surgira un jour. » :
    Ça, je crois bien que c’est le plus grand frein pour trouver les bonnes personnes. Car la plupart du temps, on ne pourra pas trouver mieux. Et avoir ce discours facile en tête est un levier puissant de démotivation qui nous empêche de créer un lien avec la bonne personne que nous rencontrons.
  • L’absence de signes affectifs :
    Quand la personne ne m’envoyait pas un signe affectif vu que je suis d’un naturel hypersensible et méfiant, je pensais qu’elle ne voulait pas aller plus loin. J’attendais toujours des signes et s’il n’y avait pas de signe, je me disais que ce n’était pas la bonne personne.
    Il vaut clairement mieux prendre les initiatives, montrer des signes affectifs plutôt qu’attendre car l’autre personne attend au fond peut-être la même chose que vous…
  • Les problèmes d’ego « Je réussirai seul », « je n’ai pas envie de le revoir car ma situation n’est pas valorisante », « je ne vais pas me rabaisser » :
    Souvent, ce qui nous empêche de voir ou de créer un lien avec une personne, c’est pour une histoire d’ego simplement !
    Ça me fait penser à une anecdote de la nageuse Laure Manaudou qui a écrit dans sa biographie qu’elle regrettait amèrement de ne pas avoir poursuivi avec son entraîneur Philippe Lucas. Elle a avoué qu’elle aurait pu gagner encore plusieurs médailles olympiques si elle était restée avec lui car c’était la bonne personne, celle qui la connaissait le mieux, qui connaissait toutes ses habitudes, qui savait ce qu’il fallait faire pour exploiter son potentiel. Mais pour une histoire de caprice, d’ego, elle a préféré se tourner vers d’autres entraîneurs…

LES BONNES PERSONNES : DES SIGNES QUI NE TROMPENT PAS…

Imaginons un instant si on reprenait l’exemple de toutes nos personnalités : Picasso qui avait un ego trop fort pour s’intéresser à son ami Braque, le comique Jean-Marie Bigard qui a le syndrome de l’éternel insatisfait lors de sa première rencontre avec Laurent Baffie, Michel Drucker qui est trop méfiant avec les autres, etc… alors leur vie ne serait pas pareille et ils n’auraient jamais rencontré ces bonnes personnes qui ont infléchi le cours de leur destin !

Voilà, vous avez maintenant compris l’idée de fond de mon article : je pense qu’on croise tous des « bonnes personnes » au cours de notre existence et qu’on les rate pour des motifs ordinaires ou parfois stupides : problèmes d’ego, syndrome de l’insatisfaction, préjugés, méfiance, etc…
Et parfois, car je ne crois pas au hasard, cette personne qu’on rate, c’est LA bonne personne et qu’on trouvera difficile mieux ailleurs.

Voir la bonne personne et choisir de faire un chemin avec elle, c’est aussi faire honneur à son destin et éviter de faire une erreur historique dans sa biographie personnelle. 


Il y a des signes qui ne trompent pas pour détecter une bonne personne 
:

  • Vous avez des centres d’intérêts et valeurs très proches.
  • Vous prenez du plaisir à chaque fois que vous la voyez.  
  • Vous avez peu ou pas d’efforts à faire avec elle contrairement à d’autres personnes.
  • Elle est souvent la seule personne à vous comprendre, à vous cerner, à vous aider.
  • Au moment de se quitter, vous sentez au fond de vous qu’il y a « une suite ». Un peu dans comme un film de cinéma où il y a un prochain épisode et vous pressentez que cette personne peut avoir un rôle important à jouer dans votre vie.
  • C’est une rencontre qui déclenche un état d’effervescence dans tout votre être jusqu’à vos cellules !
    L’idée est du philosophe Spinoza et que j’adore (je la simplifie volontairement ici pour faire comprendre son idée). Il y a des personnes quand vous les rencontrez déclenche plus facilement des réactions chimiques dans votre organisme, vous sentez qu’à son contact, vous augmentez votre degré de perfection (= vous sentez qu’elle libère votre personnalité profonde et vous aide à tendre vers qui vous voulez être vraiment). Et vos cellules réagissent instinctivement car elles sont sensibles à cela et détectent ce qu’on appelle un processus d’individuation. Spinoza encourageait donc les contacts avec les bonnes personnes.

CONCLUSION

Je me souviens que pendant longtemps, à chaque fin de fêtes d’année, je souffrais de solitude et je me disais intérieurement : « J’espère que je vais trouver cette fois les bonnes personnes… ces rencontres amicales, affectives ou professionnelles qui égaieront ma vie. »

Et pourtant, j’en rencontrais du beau monde, des gens avec qui je m’entendais bien même, mais je me sentais toujours aussi seul, le sentiment étrange et incessant de tourner en rond malgré la multiplication des activités sociales. 

Je crois que s’il y avait un article du blog que j’aurais aimé lire dans ces moments, c’est celui-là car il m’aurait sûrement fait gagner du temps et je pense sincèrement, avec le recul, que j’avais déjà trouvé les bonnes personnes mais que je ne les voyais pas forcément pour les raisons que vous connaissez maintenant.
Aujourd’hui, je ne me sens plus seul car j’ai appris à les voir, à créer un lien, avec ces bonnes personnes.

Et sinon vous, avez-vous rencontré une bonne personne qui a eu une grande influence sur votre vie ?
Ou alors comme moi, pensez-vous avoir raté une ou plusieurs bonnes personnes ?

 

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Cet article a 12 commentaires

  1. Bonjour,

    Oui, j’ai rencontré une bonne personne. Enfin je croyais, jusqu’à ce que je change d’emploi : là, plus aucune nouvelles après trois années d’une grande amitié, d’une complicité, de discussions personnelles, passionnantes. Je me suis épanoui auprès d’elle. J’ai pensé que c’était réciproque. La chute n’en n’a été que plus rude, entraînant avec elle amertume, aigreur et renfermement.
    Et contrairement à toi Sylvain — tu vas encore penser que je suis anticonformiste ! —, je ne crois absolument pas à un déterminisme. Je crois au hasard ; il fait parfois bien les choses, parfois mal. La vie est un mouvement brownien en perpétuelle évolution, un rien fait qu’elle prendra un chemin plutôt qu’un autre. On ne peut pas affirmer que tout est écrit à l’avance, c’est un profond non-sens.
    J’ai cru en cette amitié citée en ouverture, il n’a fallu qu’un changement d’emploi pour qu’elle disparaisse, un simple battement d’ailes à l’échelle d’une vie. Pourtant, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour la nourrir et la faire vivre. Je savais que cette relation était précieuse et ce qu’elle m’apportait, j’en avais pleinement conscience. J’ai cru qu’elle était acquise. Mais non, ce n’était pas mon destin…

    Maniwaki

  2. Très chouette article
    et aussi très contente pour une fois d’apprendre un peu des choses sur toi! (ça c’est le cours curieux peut être )
    ;-)

  3. Bonjour Maniwaki,

    Tu as raison sur un point, rien n’est acquis, tout s’entretient dans la vie, une voiture, une maison, la santé, et les sentiments aussi. Mais il y a une chose au delà de  » l’entretien » de la relation avec les bonnes personnes, il y la notion de liberté.
    Ce qui fait mal dans la perte c’est de s’apercevoir qu’au fond on a si peu de contrôle sur les chose et aucun sur les êtres humains. Il faut apprendre à aimer en toute liberté, savoir aimé en acceptant que l’autre puisse être heureux sans nous et loin de nous.

    On ne peut pas tout contrôler. Comme tout le monde ton ami a ses doutes et ses démons intérieurs que tu ne peux combattre a sa place. A un moment, il a fait le choix de s’éloigner de toi et cela n’a rien à voir avec toi mais avec lui-même. Sache apprécier la valeur de tout ce que cette personne t’a apporté et de tout ce qu’elle t’a permit d’accomplir. Ne crois pas que tu as moins compter pour elle mais elle ne sait peut-être pas vivre de relation hors du cadre sécurisant de son travail.

    Cela ne change rien au fait que tu apprécies cette personne et que cette personne t’apprécie mais ton éloignement ne lui donnait plus les conditions pour qu’elle s’abandonne à votre complicité. Çà se sont des doutes qui n’appartiennent qu’à elle. Ne regrette rien, tu es allé au bout de la relation pour la sauver mais il te reste encore tellement de bonnes personnes à rencontrer…Ne te pas ferme pas. La richesse de l’existence est justement dans ce qu’on sait prendre de positif chez les autres pour grandir et évoluer. Aussi, on souffre moins quand on accepte la notion de « liberté » dans toute relation.

  4. Bonsoir et merci beaucoup Sylvain,

    C’est un article enrichissant et inspirant à plusieurs titres !

    La vie d’aujourd’hui nous pousse à vivre à un rythme très élevé, stressant et aveuglant…
    Nous ne prenons plus le temps de ralentir et de profiter pleinement des moments uniques.
    C’est ainsi que la multitude d’opportunités qui se présente à nous, nous passe « sous le nez »…

    Un constat très dommageable à mes yeux alors que, pour moi, les opportunités de croiser les bonnes personnes sont partout…

    Je te souhaite (ainsi qu’à tous les visiteurs de ton site) de très belles fêtes de fin d’année !

    Hervé
    Hervé Articles récents…5- Monter dans les aigusMy Profile

  5. Bonjour,

    Oui, il est vrai qu’on avance plus vite dans nos objectifs en rencontrant
    les « bonnes personnes ». C’est aussi une des leçon que j’essaye de
    m’approprier actuellement.

    Moi aussi j’avais créer une belle amitié avec une collègue au travail, elle
    m’a apporté beaucoup sur le plan émotionnel et affectif, et sur mon
    évolution personnelle. J’imaginais déjà de partager des moments
    dans l’avenir avec elle. Sauf que tout ça s’est estompé car je ne répondais
    plus à vraiment à ses attentes. J’essaye de changer comme je peux pour
    être plus à l’aise en société, être moins repliée sur moi et y arriver
    professionnellement mais ça met du temps. Je n’ ai pas fait ce qu’elle
    m’a conseillé, c’est à dire faire de l’animation pendant 6 mois pour des
    jeunes en difficultés, ayant eu beaucoup de mal à gérer et mal vécu l’animation de
    groupe dans mon expérience précédente et c’est une des raisons pour lesquelles je pense,
    elle voulait que je poursuis mon chemin de mon côté.

    Il y a un an je faisais le réveillon avec elle, j’hésite à lui envoyer un message.
    Dois je définitivement laisser aller ? Continuer de mon côté ne donnant plus
    de nouvelles. Sachant que la fin de cette relation m’a fait beaucoup de mal
    moralement. En faisant, j’ai l’impression que c’est moi qui suit en tord et
    qui me ferme d’avantage. Mais d’un autre côté, j’évolue autrement mieux
    depuis que je ne la fréquente plus.
    Mais si on revient au sujet des bonnes personnes, cette collègue apporte
    beaucoup sur le plan personnel et a aussi plusieurs connaissances au
    niveau professionnel. Donc, du coup je me ferme une porte.

    Vous me direz peut-être, que je trouverai d’autres occasions ?

    Je pense que c’est la façon de penser la plus raisonnable que j’ai pu avoir
    depuis ma période difficile. Par contre, je suis moins facilement porté
    sur l’amitié depuis car je ne veux plus revivre ce type de rejet, je veux une relation
    simple et libre.

    Et cet article me conforte dans mon idée qu’il faut soit que je rencontre les
    personnes qui peuvent m’aider ou que je puisse obtenir un contact par mail
    ou téléphone.

    Qu’est-ce qui me retient ?

    Je ne sais pas trop. Je crois que je voudrais être sur de trouver la bonne personne
    mais que je ne sais pas comment m’y prendre. Et je me sens trop nulle.

    Les contraintes financières aussi et mes grosses incertitudes sur mon avenir
    professionnel.

    En tout cas merci Sylvain pour ton article. Ça me rappelle ce que je dois faire.
    Et qui est reporté à chaque fois.

    C’est comme si tu avais lu dans mes pensées. Tellement je pense de plus
    à plus à ce que tu as écrit dans ton article.
    A force, je vais finir par me lancer avec une telle lecture :)

    Bonnes fêtes de fin d’années à tous!

  6. Merci pour vos réactions ;) et j’en profite également pour souhaiter à tous mes lecteurs de bonnes fêtes de fin d’année !

    Florence : joli témoignage et qui illustre bien les interrogations auxquelles j’ai été confronté moi aussi de mon côté. Je suis content que mon article ait fait écho en toi et j’espère qu’il pourra t’aider à prendre les bonnes décisions concernant les « bonnes personnes » si tu es amenée à en recroiser et c’est ce que je te souhaite avec bonheur.

  7. Bonsoir Florence,

    Je prends le temps de te répondre, car, chez moi également, ton message a trouvé un écho. Je dois même avouer qu’il m’a touché. En effet, plusieurs états, désirs que tu décrits, je les ai également ressentis, vécus de la même manière que tu les décrits. J’ajouterai que j’aurais pu écrire mots pour mots ce que tu nous confies dans ton témoignage.

    Je comprends très bien les efforts que tu réalises pour te sentir mieux en société comme je conçois que cela prenne du temps et que l’on ait envie que cela aille plus vite.

    Mais dans ce que tu décris il y a des choses intéressantes et importantes, comme le fait de n’avoir pas suivi tous les conseils que cette « amie » te donnait. Cela prouve que tu as su conserver ton libre-arbitre et faire tes propres choix, ceux que tu estimais les meilleurs pour toi, ceux avec lesquels tu étais en accord. Pour ma part, j’appelle cela l’instinct (j’ai un côté très animal !) ; c’est ce qui nous guide quand on est un peu perdu et que des décisions plus ou moins importantes doivent être prises.

    Quand à savoir si tu dois définitivement laisser aller et continuer ta vie de ton côté, « oublier » cette relation, toi seule à la réponse, j’ai envie de dire de suivre, une fois de plus ton instinct. Il te dira ce que tu auras de mieux à faire.

    Je me permets tout de même de te faire part de mon expérience car j’ai été dans la même situation que toi. Au départ, j’ai réalisé tout ce que je pouvais pour montrer à mon amie que j’étais là (une relation purement amicale sans aucune ambiguïté je tiens à le préciser, il n’y a jamais eu d’attirance amoureuse). Je ne l’ai pas submergée de mails ou de textos, mais je prenais régulièrement de ses nouvelles. Mais c’était des messages sans réponses, des bouteilles jetées à la mer, qui me plongeaient dans la peine, la tristesse et une certaine morosité. Je ne comprenais pas. J’attendais au moins un signe, qu’elle me montre qu’elle avait reçu mes messages. Mais rien. Cela m’a plongé dans une profonde anxiété, dans une certaine amertume également.

    J’ai fini par me rendre compte que cela me rongeais et que je vivais très mal cette situation. J’ai alors décidé de lâcher prise. Ce n’est pas évident et nous ne sommes pas tous égaux devant cela. Nous ne sommes pas tous prêts à lâcher prise lorsque nous nous sommes profondément investi dans une relation. Dans mon cas, cela a été difficile, mais avec le recul, deux mois après, je ne regrette pas. Je pense avoir fais le bon choix. J’ai laissé aller. Nos chemins ont divergé. C’est dommage, mais c’est ainsi. Il faut parfois faire preuve d’un certain fatalisme pour continuer à aller de l’avant et ne plus ruminer sa déception. De toute manière, je n’avais plus aucune prise sur cette relation terminée, il faut bien l’admettre. J’ai mis du temps, cela n’a pas été facile, j’ai eu mal. Mais à l’heure où je t’écris, je sais que j’ai fais le bon choix.

    Je crois, comme tu le soulignes, que d’autres occasions, d’autres personnes se présenterons. Je crois comme toi que c’est aussi plus sage et raisonnable (bien que je sois une personne passionnée, peu raisonnable en temps normal et que la sagesse me manque parfois cruellement, je l’avoue !).

    Qu’est-ce qui te retient ? La peur de mal faire, de ne pas savoir t’y prendre pour rencontrer d’autres personnes ? Mais surtout, je crois que c’est la peur de souffrir à nouveau, de ne pas te sentir aimée, au sens large du terme. C’est terriblement angoissant de penser que l’on puisse être repoussé car cela nous amène à nous poser des questions existentielles du type : suis-je nul ? ne suis-je pas assez bien ? et. J’en sais quelque chose, je parle en connaissance de cause… Cette simple pensée inhibe. Car qu’est que l’angoisse ? Sinon, l’inhibition de l’action ; on attend, sous tension. Quelque chose nous retiens. Je me permets de te renvoyer aux travaux de Henri Laborit (et son livre « L’éloge de la fuite »), un scientifique français très accessible dans ses écrits, pour qui j’ai un immense intérêt.

    Comme toi, je me sens nul et je ne sais pas comment m’y prendre en société pour me faire des amis. Cela me rends un peu asocial. Tu as sans doute peur de tomber à côté si tu te lances. Je te comprends. Mais souvent, les rencontres avec les « bonnes personnes » se font sans que nous les recherchions. De la manière la plus naturelle qui soit. Elles arrivent. Point.

    Florence, je suis d’une nature très pudique, je ne me dévoile pas facilement. Ne me demande pas pourquoi je me livre ainsi avec si peu de pudeur un soir de réveillon, avec une personne que je ne connais ni d’Ève ni d’Adam, surtout sur un blog ouvert aux autres. Peut-être que finalement tu n’es pas si nulle et que ton témoignage a suffisamment touché une personne pour qu’elle tente de te rassurer du fond de sa propre solitude, au moment précis, où, tout autour, le monde fait la fête.

    Réconforter quelqu’un, quand on a soi-même besoin de secours, n’est-ce pas la plus belle preuve d’humanité ?

    Pour cette nouvelle année, je vais simplement te souhaiter de trouver la solution à ton dilemme et surtout de retrouver confiance en toi, en tes capacités. Je suis certain que tu en as, que tu peux être appréciée pour ce que tu es. Sache que ce ne sont pas des mots vides de sens. Je suis sincère.

    Avec toute mon amitié,

    Maniwaki

    P.-S. Si éventuellement tu souhaites entamer un échange, demande à Sylvain de te fournir mon adresse email, je l’y autorise.

  8. Merci Sylvain, et bravo d’avoir partagé ton expérience. J’espère que tu te sens bien de l’avoir fait ;). J’ai pensé à un petit exercice facile et relativement amusant à faire pour renforcer la conviction que des petits pas, des petites ouvertures, peuvent parfois déboucher sur des rencontres qui laissent des traces, voire changent une vie. L’idée est de se souvenir de la manière dont on a rencontré les gens qui sont devenus les plus proches. Se souvenir de la rencontre en détails pour marquer le fait que ça ne tenait à rien. Cela m’aide quand je n’ai pas envie de m’ouvrir, de faire le petit effort pour faire de la petite conversation ou pour prendre un risque.

    Je vais copier-coller, en mettant mes mots et en adaptant un peu, ton passage sur les signes qui ne trompent pas quand il s’agit d’identifier les « bonnes personnes ». Je trouve ça intéressant pour décrire aux autres ma propre volonté de rencontrer les bonnes personnes (je fais ça assez souvent).

    Crusta

  9. La « bonne personne » est pour moi celle qui par un simple « geste » ou quelques « mots » est parvenue à changer notre vie personnellement ou professionnellement. Celle qui réussit à nous amener vers quelque chose de meilleur, qui nous aide à atteindre nos objectifs. La bonne personne est celle qui vise avec nous le futur, et non celle qui nous pousse à retourner tout le temps dans le passé. Très bel article, enrichissant et profond. Merci pour ce partage très intéressant.

  10. Huguette : merci pour votre réaction.

    crusta : j’estimais que comme le déclic sur les  » bonnes personnes  » était l’un des plus importants chez moi, il me paraissait normal que j’écrive au moins un article dessus : c’est fait. C’était dur à l’écrire car je n’ai peut-être pas trouvé les mots pour exprimer ce que je pensais exactement au fond, mais j’espère simplement que l’article parlera à des personnes et que j’ai touché quelque chose de leur âme ou de leur cœur.
    Concernant les signes qui ne trompent pas, n’hésite pas à rajouter d’autres éléments pertinents si tu penses pouvoir compléter ma liste.

    Maniwaki : très beau message à florence, quand j’avais fini de le lire… je me suis dit d’une part que je ne savais plus quoi répondre à florence parce que je n’aurais pas fait mieux clairement. Tout est dit et ça donne envie de savourer la beauté du message. Et de l’autre, je me suis dit simplement que je préférais lire dix fois plus ce genre de message positif et plein de bon sens que certains de tes messages empreints de fatalisme et d’aigreur.

  11. Bonjour Sylvain,

    Superbe article, qui me parle beaucoup en ce moment !

    J’ai rencontré beaucoup de « bonnes personnes » dans ma vie, dont certaines qui m’ont accompagnées pendant très longtemps. Je ne savais pas qu’il existait des « théories » sur le sujet, mais j’ai clairement ressenti les choses comme ça, depuis toujours !

    Par contre, je voudrais apporter une nuance. Une « bonne personne », c’est pour moi une personne qui va nous mettre sur une voie grâce à rien du tout, une bricole, ou qui au contraire va nous « prendre en main », insisté, on ne sait pas exactement pourquoi, mais elle souhaite nous apporter quelque chose. La palette des possibilités de « bonnes personnes » et la manière dont elles se manifeste est très large.
    Mais je pense qu’il faut aussi faire attention à ne pas se laisser piéger non plus.
    J’en ai pour témoin une expérience professionnelle. Rien à dire contre la personne, qui a vraiment été au top avec moi, m’a épaulée du début à la fin, toujours tirée vers le haut et remotivée. Mais cette personne avait un pouvoir tellement positif et finalement très envahissant, que du coup je me suis laissée embarquée totalement dans une aventure professionnelle qui ne me convenait pas, à moi, alors que de la bouche de cette personne ça avait tellement l’air d’être parfait, un tas d’opportunité, tout le monde qui y croyait.. Mais pas moi. Et je n’ai pas su m’écoutée, tellement j’étais portée de positif par cette personne.
    Aujourd’hui je ne regrette rien, ça m’a apporté une expérience, mais c’est allé beaucoup trop loin, et je paye chère financièrement le fait de m’être beaucoup trop engagée dans une voix que je ne pouvais de toute façon pas assurer.
    Je pense que ce genre de situation peut facilement arrivée à une personne qui manque beaucoup de confiance en soit et qui est perdue, et lorsque la « bonne personne » est au contraire très stable, sure d’elle, entreprenante et qui a dans son caractère de tirer les gens vers le haut. La personne peu sure d’elle trouve en la personne stable un pilier, un cheval de bataille immortel, un moyen de devenir quelqu’un à travers cette personne qui donne tout sans compter, mais lorsque l’on se retrouve seul face au travail accompli, qui n’est pas vraiment de nous, on ne sait plus trop qui on est, au final on pensait avoir franchi un pas énorme, mais non, on n’a pas bougé..

    Depuis que j’ai prit conscience de ça, et que j’ai officiellement entamé une reconversion, grâce à mes démarches PERSONNELLES, j’ai fait un pas énorme. J’ai enfin plus l’impression de me mentir, d’être dans le déni… J’ai l’impression de redécouvrir ma personnalité, mes compétences professionnelles, dans des domaines tout autres que celui qui a été soit disant le miens pendant 8 ans.

    Aujourd’hui je me sens presque entière de m’être détachée de ça, et je ne sais pas si c’est liée ou pas, mais maintenant j’ai l’impression que c’est mon tour. J’aime apporter aux gens, les tirer vers le haut, leur apporter mon aide, leur donner des tuyaux, des infos qui peuvent leur faire tilt, et j’ai l’impression régulièrement d’être la « bonne personne » pour des gens que je croise, grâce à des petits rien, ou grâce à un accompagnement un peu plus insistant quand je sens que la personne a besoin d’aide et que je peux lui apporter.

    Voilà pour mon témoignage. En tout cas merci pour cet article, ça tombe très juste :)

    Biscotte

  12. Merci du partage. Article intéressant.
    Que Dieu vous bénisse!

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