surmonter sa timiditéIl y a une façon simple et naturelle de surmonter sa timidité maladive lors de vos rencontres et sans recours au théâtre, aux médicaments ou autres mesures thérapeutiques. C’est à la portée de tout le monde : c’est simplement être curieux des autres

Longtemps j’ai été timide maladif et les problèmes que je rencontrais incluaient : 

Le manque de conversation : je ne savais jamais quoi dire. J’écoutais toujours les autres, je réfléchissais sur ce que je pouvais dire ou demander à la personne en face. 

La peur d’aller vers les autres : je n’osais pas aller vers les autres, vers les inconnus. Mais cette peur était aussi liée au fait que je ne savais pas quoi dire en leur présence. 

C’est un véritable cercle vicieux : on est timide et on n’ose pas aller vers les autres, et quand on dépasse malgré tout cette peur, on ne sait pas quoi dire aux autres. Comment faire dans ce cas ?
Il y a pourtant une technique qui marche et qui m’a personnellement permis de résoudre ces deux blocages. Aujourd’hui, dans mes sorties, je vais très facilement vers les autres, sans doute encore plus naturellement que font les personnes extraverties, et dans mes rencontres, j’ai acquis l’assurance de toujours trouver de quoi dire quand je discute avec quelqu’un. Qu’est-ce qui me rend si sûr de moi ? En fait, j’ai compris une chose fondamentale : ne pas attendre que l’on s’intéresse à vous, mais s’intéresser d’abord aux autres.

AVOIR CET ÉTAT D’ESPRIT EN PERMANENCE : ÊTRE CURIEUX DES AUTRES

Je vois beaucoup de gens timides qui n’osent pas aller vers les autres lors d’une sortie, qui ne savent pas quoi dire quand ils se retrouvent avec des personnes qu’ils ne connaissent pas. Pour un timide maladif, ce ne sont pas des actes naturels. Puis il y a la peur du regard des autres. Mais il y a une solution : essayer de transformer cette peur en un sentiment de plaisir, de curiosité, à l’idée de découvrir les gens. Il n’y a qu’une façon naturelle qui puisse vous donner envie de vous déplacer pour aller vers les autres, qui puisse vous motiver à sortir de vos pensées, c’est la curiosité. Être curieux des gens que vous rencontrez. Si la curiosité est plus grande que la peur, alors vous aurez envie d’aller vers les autres.

Je vais vous donner quelques astuces personnelles. Voilà ce que je me dis à chaque fois pour me motiver à aller vers les autres malgré la timidité :

  • Qui est cette personne ? Comment s’appelle-elle ? Que fait-elle dans la vie ?
  • À part son boulot, qu’est-ce qui la passionne dans la vie ? Quels sont ses loisirs, ses rêves dans la vie ?
  • Qu’est-ce qu’il y a sous son masque ? Pourquoi est-elle venue à cette sortie ? 
  • Après tout, qu’est-ce qui m’empêche d’aller la voir ? Peut-être même, c’est ce que souhaite cette personne…

Pour vous motiver à aller vers les autres malgré l’anxiété, imaginez que sur la tête d’une personne que vous voulez approcher, il y a un point d’interrogation (exactement comme sur l’image d’en haut pour illustrer cet article). Vous ne savez rien d’elle. C’est le mystère. À vous d’aller vers cette personne ou ces personnes pour en savoir plus.
Intéressez vous sincèrement aux autres et les autres s’intéresseront à vous. C’est une loi universelle des interactions humaines.

LE TIMIDE EST-IL ÉGOCENTRIQUE ? 

Cette question est souvent posée à mon constat. On met souvent la timidité, à tort ou à raison, sur le compte d’une attitude égocentrique et individualiste : le timide qui n’a en effet qu’une obsession, celle de l’image qu’il renvoie aux autres. Cette critique est-elle légitime ? Oui et non.
En fait, ce qu’il faut comprendre, c’est que quand la peur du jugement d’autrui occupe constamment votre esprit, cela vous empêche de vous connecter aux autres. Votre esprit est trop occupé par les ruminations intérieures : « Que va-t-il penser de moi ? », « Ce que je dis est-il intéressant ? », « Ai-je l’air ridicule là ? », etc…
Toutes vos questions sont tournées vers l’image que vous renvoyez à l’autre et non pas vers la personne que vous souhaitez réellement connaître. C’est là le problème du timide : on ne peut pas connaître, de manière sincère, quelqu’un si on est déjà trop concentré, préoccupé, par autre chose.

Dans ce cas, quelle est la solution ? Comment diminuer cette peur ? En la substituant simplement par un sentiment de plaisir. Or la curiosité représente un état psychologique associé au plaisir. Être curieux simplement des autres. Voilà pourquoi la curiosité a pour effet de diminuer sensiblement votre S.A.I lors de vos interactions.
Si vous prenez du plaisir à connaître, à découvrir les gens, à vous demander en permanence « Qui est cette personne ? », alors il n’y a plus de raison pour que vous éprouviez de la peur avec les autres. C’est la méthode la plus simple pour mettre un grand coup de frein à toutes ces ruminations intérieures parce que l’envie, le plaisir, s’ils sont sincères, seront plus forts que la peur.

UNE SOLUTION AUSSI POUR SURMONTER LES PROBLÈMES DE CONVERSATION 

S’intéresser sincèrement aux autres, c’est aussi cet état d’esprit qui m’a permis de résoudre mes problèmes de conversation. À une époque, il fallait que je prépare régulièrement mes sujets de conversation histoire de ne pas me retrouver complètement « largué » lors d’une rencontre, je me forçais presque pour parler, ce que je pense n’était pas la bonne solution, à moins que cette envie de parler soit sincère, motivée par une pulsion, celle de la curiosité justement et de l’envie de connaître la personne en face de soi.

Deux choses fondamentales à prendre conscience : 

  • Quelque soit la personne en face de soi, il y a toujours plein de choses à se demander : Que fait-elle dans la vie ? Est-ce qu’elle est heureuse dans son travail ? A-t-elle déjà pris des cours de chant ou de théâtre ? Quelle élève était-elle quand elle était à l’école ? Les sujets de discussions sont infinis
  • Dans une conversation, 90 % des sujets traités ont habituellement un rapport avec des faits, des évènements, des choses anodines. S’intéresser sincèrement à une personne permet d’établir une connexion avec elle, un lien émotionnel. Prenez quelques secondes pour réfléchir à cette question : les gens avec qui vous prenez du plaisir à échanger sont ceux qui ne parlent que de faits, de choses anodines, ou bien alors ceux qui s’intéressent aussi sincèrement à vous ?


Personnellement, depuis que j’ai adopté cet état d’esprit, je n’ai plus besoin de me forcer pour trouver des sujets de conversation. Cela vient plus naturellement parce que je prends du plaisir à échanger avec la personne en face de moi, parce que je prends du plaisir à la connaître, à découvrir chaque facette de sa personnalité. Et en plus, notre interlocuteur prend du plaisir à échanger avec nous car cette marque d’intérêt sincère ne laisse jamais une personne indifférente. 

Le piège de la difficulté à entretenir une conversation, c’est quand on n’ose pas formuler ses vraies pensées, quand on se censure, quand on parle volontairement de choses anodines dans le but seulement de meubler la conversation.
Depuis que je privilégie dans mes rapports les sentiments de curiosité et de sincérité en les laissant fonctionner en roue libre, en marche automatique, voilà ce que j’ai pu constater :

  • Quand je rencontre une personne qui me plaît amicalement ou amoureusement, je n’attends pas plusieurs mois pour lui faire un compliment. Lorsque j’étais trop timide, j’aurais sans doute été gêné de lui lancer un compliment ou même d’imaginer avec peur sa réaction. En étant simplement sincère, en accord avec ce que je pense à l’intérieur de moi, dès que je remarque une qualité chez une personne et que j’apprécie, je l’exprime.
  • Quand j’ai envie de revoir une personne, je le lui dis simplement« J’ai beaucoup aimé échanger avec toi. J’aimerais beaucoup te revoir pour continuer cette discussion. » Avec la timidité, je n’aurais sans doute jamais osé ou j’aurais conclu l’échange par un misérable : « C’était sympa. On garde contact. A+ », etc… ;-)
  • Mes rencontres et discussions peuvent durer facilement deux heures ou beaucoup plus, sans que je m’en aperçoive, tant j’ai l’impression que le temps passe plus vite.

Bref, l’idée principale à retenir, c’est que cet état d’esprit – être sincère et curieux simplement avec les autres – aide beaucoup à se débarrasser de la plupart des blocages liés à la timidité et à l’anxiété : aller vers les autres, faire une conversation, parler de soi, lancer un compliment, faire des propositions aux autres, etc…
Tu apprécies une personne et tu as envie de la revoir, tu as cette envie-là en toi, alors tu l’extériorises simplement par une parole et tu sais que cela fera de toute façon plaisir à ton interlocuteur.

CONCLUSION  

Dale Carnegie, dans son livre Comment se faire des Amis, écrivait très justement : « Tu peux te faire plus d’amis en deux mois si tu t’intéresses aux autres qu’en deux ans si tu attends que les autres s’intéressent à toi. »

Voilà une méthode naturelle, saine, efficace, pour devenir plus à l’aise avec les gens et pour prendre aussi du plaisir dans chaque rencontre. Cela ne vous oblige pas forcément à devenir à tout prix une personne « cool et extravertie », de prendre des médicaments ou de chercher une n-ième méthode de guérison, etc… C’est à la portée de tout le monde

Savez-vous de quoi se plaignent la plupart des femmes sur les sites de rencontres qui reçoivent régulièrement des propositions de rencontres ? Très souvent, les hommes ne parlent que d’eux, ne s’intéressent pas sincèrement aux fiches de présentation de celles à qui ils écrivent, etc… Or je pense que les femmes ont tout simplement besoin d’attention, qu’on s’intéresse sincèrement à elles.

Finalement aussi bien en séduction qu’en amitié, s’intéresser à l’autre est une loi universelle et conditionne le succès dans les relations humaines.

 

Si cet article t'a plu, n'hésite pas à le partager ou à écrire un commentaire ci-dessous. Cela me fera vraiment plaisir ! ;-)

Cet article a 10 commentaires

  1. très bon article comme d’habitude, je partage completement ton point de vue là dessus. Je crois que j’ai amélioré ma conversation avec les autres en appliquant cette technique. Merci à toi

  2. Très bon article.
    Pour l’instant je trouve que j’ai progressé dans la voie que tu décris
    mais plutôt à l’écrit (conversations par mail, via des sites de rencontre)
    pas encore assez à l’oral.
    On va dire que c’est un début….

  3. Très bel article et tellement vrai c’est parfois difficile sur le long terme quand on a une nature égocentrique il faudrait lire ton article tous les matins de nos vie pour ne pas oublier !

  4. C’est tout à fait vrai, c’est le truc qui me rend moins phobique, la curiosité des autres me fait oublier la phobie sociale, il faut que les autres me donnent aussi l’occasion de m’en servir.. si par ex tu abordes une personne et que celle ci reste ferme à la conversation, pas évident de contiinuer.

    Je rajouterais donc qu’il faut savoir bien s’entourer (extrêmement important) il suffit que tu sois avec des gens qui sont plus ouverts pour que cela débloque.
    Idée d’article à rédiger : « comment bien s’entourer » :)

  5. Ce type de méthode fonctionne très bien dans un monde idéal, dans lequel tout le monde serait beau et gentil, et nous voudrait que du bien.
    Dans la réalité, ce n’est pas le cas.

    Plusieurs choses :
    – quand on rencontre un groupe de 10 ou 20 personnes (style sorties OVS ou soirées où on connait personne à part 1 ou 2 potes), pour s’intéresser aux autres quand ces mêmes personnes discutent déjà entre elles… pour placer 2 phrases, ben vas y comme tu galères. Quand bien même tu y vas dans un état d’esprit positif et curieux, quand 4 personnes discutent déjà entre elles, tu rames pour t’intégrer à la conversation. Point.

    – il y aura toujours des personnes, dont le comportement ou la façon de parler ne nous reviennent pas. Telle femme qui est antipathique et froide, ça ne donne pas envie d’aller « voir à l’intérieur », ou tel mec « beau gosse cadre supérieur » ou « bas boy » qui se la joue grave et qui ne va parler qu’à des femmes et pas à toi, qui va monopoliser la conversation etc… Bref, ce sont des comportements que l’on retrouve quand même assez souvent. On ne peut pas plaire à tout le monde ? Vrai. Mais on ne peut pas aimer tout le monde non plus.

  6. je tenais a vous dire que j ai vraiment aime votre article, je pense aussi que sa m’aidera a avancer dans la vie. c est fou, mais je me voyais dedans dans tous les cas que vous avez pris comme exemple et tout. je vous remercie pour article si bien illustre.

  7. merci pour cet article.

    c’est que ce que je sentais au fond de moi, mais sans savoir si c’était par là qu’il fallait prendre le pb. qq trucs assez facile à appliquer, mais seulement à 1ere vue:

    car le pb est que meme si je cherche à m’interesser aux autres, ca ne marche pas toujours, voire pas tres souvent.
    meme en voulant m’interesser aux autres, c’est le meme pb: trou noir. aucune question ne m’arrive à l’esprit (peut-etre car je n’ai pas complètement l’état d’esprit que » vous decrivez et encore des pensées parasites qui paralysent ma capacité d’improvisation).
    peut-etre aussi qu’il faut insister et qu’avec l’entrainement, ca finit par venir ?

    « ne pas attendre que l’on s’intéresse à vous, mais s’intéresser d’abord aux autres. » certes mais parfois, ca m’est arrivé de faire cela et jamais il n’y a de retour. donc à la fin, on fini par etre frusté. car des fois, des gens n’ont meme pas envie que vous vous interessiez à eux et ne vous facilitent pas la tache. réponses lapidaires, etc.. et apres une serie de question, vous vous retrouvez devant le meme pb: gros blanc

    donc peut-etre que vous devriez creuser encore l’article pour justement apprendre à poser des questions, eveiller l’interet de l’interlocuteur. il es peut que vous ayez trouvé instinctivement comment faire, mais qu’analyser comment vous y etes arrivé pourrait etre utile à tous.

    en tout cas, merci pour cet article (je vais essayer d’appliquer des ce soir). on sent moins seul avec ce pb qui peut devenir tres handicapant. j’ai tellement le desir de pouvoir toucher le coeur des autres et souvent l’impression de taper à coté de la cible

  8. Merci pour ces précieux conseils. C’est vrai, j’avais déjà remarqué que poser des questions aux autres était une façon facile de démarrer une conversation. Je suis d’apparence cool, mais à l’intérieur je suis une grande timide, je manque de confiance en moi et c’est toujours très dure pour moi d’imposer mes idées en société et de m’imposer en général. Ça me fascine de voir l’aisance de certains en public. Nous ne naissons pas tous égaux en la matière…

  9. je pense que les relations humaines sont fondées sur un échange. Lorsque elles sont à sens unique, cela ne donne pas envie de s’intéresser à la personne.

  10. Bonjour

    Alors c’est chouette d’avoir pu lire ton commentaire. Je commencais a 47 ans a faire ce que tu dis donc c’est un encouragement a continuer. MERCI

Laisser un commentaire